Enfin presque (suite)
Sur le minuscule banc qui lui sert de refuge
Finalement, l’une d’entre elles
Chauve
Perce une énième fois l’hibernation
Elle prend une gorgée de son vieux verre d’eau
Nouvellement déshydraté
Et se redresse
Redresse cette carcasse trop longtemps recroquevillée
Devant ce nouvel état
Son regard perce à nouveau l’horizon
Enfin! Se dit-elle
Enfin!
Enfin presque
Car le mirage s’évanouit brutalement
L’iris se dilate à toute vitesse
La vision s’assombrit
L’évidence est admise de front
Devant elle…
À deux pouces du visage…
(Les circonstances font que cette partie se fait tout de même lentement…)
Un mur.
Oui, un mur, à deux pouces du visage
(Sa perruque ébouriffée en fait drôlement état)
Quant à lui, en arrière-plan, le rythme effréné reprend son cours
Sans elle.
Ou avec elle, n’importe
Mais, l’absurdité du moment est vécue avec émotion par notre protagoniste qui…
Devant ce mur aveugle
S’exprime encore une fois d’une manière exagérée…
Enfin,
Son état d’esprit ne fait que nous rappeler
L’une des caractéristiques typiques de ce personnage circassien…
C’est à elles à qui l’on doit notre excès de rire-pleur quotidien
En constatant l’incohérence qui traverse la trajectoire qui survient